Dans la préparation d’un support avant sa mise en peinture, l’étape du collage des bandes à joint est cruciale et technique. Et pour cause, les bandes à joint sont des rubans utiliser pour recouvrir les joints entre les plaques de plâtre ou de gypse. Ce sont elles qui empêchent la formation de fissures sur les surfaces finies et qui fournissent une base suffisamment solide pour appliquer de l’enduit.
Alors, pour maximiser la qualité du rendu tout en limitant le temps passé sur le chantier, la mécanisation peut s’avérer particulièrement efficace. Justement, plusieurs outils permettent de coller les bandes à joint, et ainsi obtenir une surface lisse et uniforme, prête pour la peinture. Parmi eux, le banjo.
Qu’est-ce que le banjo ?
Le banjo ne désigne pas ici ce petit instrument de musique folklorique qu’on connaît tous mais bel et bien un outil professionnel utilisé pour coller des bandes à joint plus rapidement et de façon plus homogène qu’à la main.
Spécialement conçu pour cette utilisation, le banjo ressemble à une version plus grande d’un correcteur de type “tipex” ou “souris”. Il se compose d’un réservoir pour l’enduit et d’une roue crantée qui distribue l’enduit uniformément sur la bande à joint. Plusieurs modèles de tailles différentes existent.
Quelle technique pour coller des bandes à joint au banjo ?
Pour appliquer de l’enduit sur des bandes à joint à l’aide d’un banjo, il convient tout d’abord de choisir le bon modèle de banjo ainsi que l’enduit adéquat. Pour cela, il est recommandé d’opter de préférence pour un enduit prêt à l’emploi. Il faut ensuite le préparer et le déposer dans le réservoir prévu à cet effet.
Selon l’enduit choisi et les recommandations du fabricant en la matière, il peut être nécessaire de diluer l’enduit, afin que sa sortie soit facilitée. En effet, un enduit trop dense peut créer de la résistance en sortie de bande. Le risque, alors, c’est que le professionnel force trop pour dérouler la bande, et que celle-ci finisse par casser. Quant au niveau de dilution requis, tout dépend du type d’enduit et de la marque choisie. Les professionnels qui ont l’habitude de travailler au banjo réalisent généralement la dilution à l’œil.
Utilisation du banjo : astuces à connaître
Le collage des bandes à joint au banjo n’est pas une méthode particulièrement complexe à reproduire. Adapté aux petites comme aux grandes surfaces, des novices peuvent tout à fait utiliser le banjo pour coller des bandes à joint. Cependant, mais plusieurs pièges sont à éviter pour obtenir une finition irréprochable.
D’abord, attention à la quantité d’enduit déposée. Trop d’enduit en une seule passe peut entraîner par la suite des fissures, des cloques et un séchage inégal. Mieux vaut appliquer une fine couche, la laisser sécher le temps nécessaire, puis appliquer une seconde couche si besoin.
Le temps de séchage est, lui aussi, une condition sine qua non d’un travail de qualité. Et en la matière, il faut savoir que plusieurs paramètres peuvent influer sur la durée de séchage requise, comme par exemple le taux d’humidité de la pièce ou encore la température ambiante. Ainsi, en été, le temps de séchage sera beaucoup plus court qu’en hiver. En cas de doute et pour plus de sécurité, il est conseillé de suivre à la lettre les recommandations du fabricant.
Petite astuce à connaître si on souhaite utiliser la méthode du banjo pour coller ses bandes à joint : le réservoir d’un banjo suffit généralement pour déposer 4 à 5 bandes de 2,50 mètres, ce qui permet de terminer une pièce grande comme une chambre, en moyenne. Pour couvrir de plus grandes surfaces, il est possible d’utiliser une pompe qui, reliée au seau d’enduit, permet d’aspirer le produit et de remplir plus rapidement le réserver du banjo.